#callbrussels

Afin de rassurer les touristes du monde entier et de les inciter à visiter Bruxelles malgré le climat très tendu lié aux risques d’attentats en décembre, visit.brussels, l’agence régional de promotion touristique de la capitale belge a imaginé un dispositif pour donner la parole à ceux qui étaient les mieux placé pour en parler : les Bruxellois.

Trois totem digitaux « téléphoniques » ont été installés le 7 janvier dans des quartiers emblématiques de la ville: au Mont des Arts, à la Place Flagey et à la Place communale de Molenbeek. Une vidéo en streaming filmait les actions, le buzz a fonctionné et les Bruxellois ont répondu aux interlocuteurs du monde entier.

5 jours plus tard, 12 688 appels provenant de 154 pays et 9 millions d’impressions sur les réseaux sociaux ont été recensés.

#callbrussels
Le dispositif installé sur la Place Flagey
#callbrussels
Le dispositif installé au Mont des Arts

La campagne #callbrussels, orchestrée par la filiale bruxelloise du groupe McCann, Air Brussels a donc été un succès. Elle a fonctionné grâce aux milliers de Bruxellois qui ont décroché le téléphone pour défendre leur ville. Pour Patrick Bontinck, directeur général de Visit.Brussels, l’idée était de « lancer une grande campagne internationale. On parle d’une campagne à un demi-million d’euros qui sera diffusée sur le web et les réseaux sociaux, pour rassurer le monde par rapport à ce qui se passe à Bruxelles. »

En effet, quoi de mieux pour s’informer que d’aller chercher l’information à la source? Ici, l’OOH joue donc un véritable rôle de média dans la mesure où elle apporte une information de première main aux citoyens du monde. Ceux-ci ont pu, effectivement, appeler les bruxellois qui leur ont livré leurs impressions sur leur état d’anxiété réelle.

La campagne #callbrussels, qui ne s’inscrit pas dans une logique de consommation, tend néanmoins à prouver que l’OOH permet une remontée d’information depuis le terrain, ce qui le positionne en phase avec les aspirations des consommateurs et des citoyens. Finalement, en prenant le contre-pied de la sinistrose générée par le Brussels Lockdown, visit.brussels a illustré le génie belge de la dérision et a permis à l’OOH d’investir la rue et d’offrir aux bruxellois l’occasion d’exprimer leur amour de leur ville.