Une première génération de publicité fut celle des murs peints de l’Antiquité, les fresques célébrant les faits héroïques, les images pieuses des églises, les arcs de triomphe édifiés pour célébrer les victoires romaines et la grandeur des empereurs puis, plus tard, des rois et des Républiques, les portraits des princes suspendus dans les galeries des demeures aristocratiques… Tous ces signes manifestent, célèbrent et forcent l’admiration, le respect, encouragent, l’air de rien, l’adhésion aux États-Nations ou aux pouvoirs royaux, autant qu’ils représentent des images, des allégories au sens large.

 

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Alexandre le Grand, en conquérant, © Ruthven via Wikimedia Commons

Ce lien avec l’image n’est pas neutre : derrière notre relation tumultueuse à la publicité, il y a plus profondément celui de notre rapport intemporel aux images en Occident, où l’image, depuis Platon, reste toujours plus suspecte que le récit, l’écrit. Il y avait bien déjà de la publicité dans l’art, l’architecture, ou encore l’invention du livre qui va jouer un rôle déterminant pour « publiciser » les idées nouvelles au siècle des Lumières.

 

A propos de l’auteur Marc Dumont
Professeur en Urbanisme et Aménagement de l’Espace à l’Université Lille 1
Chercheur au laboratoire TVES et Co-rédacteur de la revue EspacesTemps.net