Dans l’ensemble des traits propres à la vie urbaine, la publicité est probablement, après la circulation automobile, celui qui a pu susciter le plus de fascination, d’enthousiasme, autant que de méfiance voire de rejet.

Au même titre que l’air, la publicité fait partie à part entière de l’atmosphère visuelle ou sonore des espaces urbains, et même de leur identité. Que serait sans elle Las Vegas ? Ou Times Square à New York ? Elle s’intègre dans l’univers de signes qui peuplent les métropoles et qui rentrent en compétition pour capter nos attentions, réveiller notre désir, distraire et stimuler nos imaginaires.

La publicité, dit de manière très simple, c’est le moment où n’importe qui envoie un signe via un support quelconque pour informer, communiquer, convaincre, faire agir, faire acheter, en un mot, porter à la connaissance du « public », sur un mode plus ou moins neutre.

Si la publicité est aussi présente en ville et au-delà, que nous en avons autant besoin que nous pourrions la détester, c’est que ses techniques et supports explosent. Son univers de diffusion s’étend des technologies de communication jusqu’aux individus.

Et pourtant, on n’imagine pas toujours à quel point la publicité est restée d’abord profondément liée, dans son histoire, à la ville, bien que cela le fut de manière différente au cours des époques.

Rue Boutebrie, Paris, 1899 - Eugène Atget
source  : rue Boutebrie, Paris, 1899 – Eugène Atget

 

A propos de l’auteur Marc Dumont
Professeur en Urbanisme et Aménagement de l’Espace à l’Université Lille 1
Chercheur au laboratoire TVES et Co-rédacteur de la revue EspacesTemps.net