L’émergence des villes mondiales pose de fait des questions relatives à la gouvernance au moment où les plus grandes villes deviennent des espaces au sein desquels se concentrent une population de plus en plus importante, pour atteindre demain plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Ce qui amène certains analystes à parler de « monstruopoles » par définition difficiles à gouverner politiquement, à gérer économiquement et à maîtriser écologiquement. En outre, les plus puissantes d’entre elles (Tokyo avec ses plus de 30 millions d’habitants, Mumbaï et ses 22 millions ou encore São Paulo comptant 21 millions d’habitants) assument pleinement leur rôle d’acteur économique et financier de premier plan, au même titre que les États, les grandes entreprises et les organisations internationales (Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale de la santé…).

Légende : manifestants californiens défilant pour le « Calexit », la sortie de la Californie des Etats-Unis suite à l’élection de D. Trump – © KTLA5 news.

 

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre à quel point certaines villes sont à la fois mondialisées, puisque intégrées dans des dynamiques planétaires qui les dépassent, et mondialisantes, étant donné qu’elles participent activement à l’internationalisation des échanges, qu’ils relèvent de la finance, de la culture, de la gastronomie ou encore de la science.

 

 

A propos des auteurs

SIGNATURE-ARTICLE-AUTEURS-HERVE-MARCHAL Hervé Marchal
Sociologue de la ville, du périurbain, identité du citadin et fragmentations socio-territoriales
Maître de conférences-HDR à l’Université de Lorraine, laboratoire de recherche 2L2S
SIGNATURE-ARTICLE-AUTEURS-JEAN-MARC-STEBE Jean-Marc Stébé
Sociologue de la ville, du périurbain, identité du citadin et fragmentations socio-territoriales
Professeur de sociologie à l’Université de Lorraine, laboratoire de recherche 2L2S

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