Si les villes occidentales connaissent depuis le XXe siècle un processus d’expansion inédit qui a progressivement fait disparaître leurs frontières historiques bien souvent matérialisées par des fortifications, la mondialisation de l’économie a, quant à elle, accéléré ce phénomène d’étalement urbain pour contribuer à la formation de vastes agglomérations urbaines : développement de centres d’affaires comme celui de la Providencia à Santiago du Chili, de zones commerciales comme celle de Parly 2 à Versailles, de pépinières d’entreprises innovantes comme celle de Palo Alto dans la banlieue de San Francisco ou encore de plates-formes logistiques comme celle d’Amazon située à Lauwin-Planque dans le Nord de la France et recouvrant plus de 100 000 mètres carrés.

Légende : La Providencia, Santiago du Chili, © Beth Delthony

De telles concentrations urbaines ont vu leur place et leur pouvoir au niveau planétaire s’accentuer, et ce d’autant plus que les États leur ont délégué depuis plus d’une trentaine d’années de nouvelles compétences, tant au niveau politique et économique qu’urbanistique et gestionnaire. Ces puissantes agglomérations urbaines tentaculaires revêtent différentes appellations. On parle en effet aussi bien de « villes mondiales », de « villes globales », de « mégalopoles » que de « métropoles mondialisées ».



A propos des auteurs

SIGNATURE-ARTICLE-AUTEURS-HERVE-MARCHAL Hervé Marchal
Sociologue de la ville, du périurbain, identité du citadin et fragmentations socio-territoriales
Maître de conférences-HDR à l’Université de Lorraine, laboratoire de recherche 2L2S
SIGNATURE-ARTICLE-AUTEURS-JEAN-MARC-STEBE Jean-Marc Stébé
Sociologue de la ville, du périurbain, identité du citadin et fragmentations socio-territoriales
Professeur de sociologie à l’Université de Lorraine, laboratoire de recherche 2L2S