Dublin, c’était les bus à impériale et les briquettes rouges ! Mais c’était aussi la 45e édition du Grand Prix de la communication extérieure ! On vous en a déjà parlé ici. On revient à la charge avec les interviews des acteurs du secteur présents lors de l’événement à travers 4 vidéos courtes.

La communication extérieure, premier sujet abordé, est saluée pour ses capacités d’adaptation protéiforme. Matthieu Elkaim, président du Jury, et CCO de Ogilvy la compare ainsi à un « Ace » au tennis : un tir de service rapide, percutant, efficace et propre, qui s’impose de lui-même. Une bonne campagne en effet, doit être « simple sans être simpliste ». Jean-François Sacco (Rosapark) ajoute qu’elle offre beaucoup de possibilités pour inventer et réinventer des choses car sa caractéristique est d’être un média de proximité et populaire.

Le digital a aussi été abordé, afin d’être appréhendé avec lucidité : à travers ses atouts, et à travers ses freins. Isabelle Musnik (Influencia) a ainsi martelé à l’intention des annonceurs et des créatifs : « Be Brave, Be Bold ! » Le digital est un complément extraordinaire, dont la vocation principale est participative ! Pour Clément Fages (Marketing Magazine), les contraintes sont inhérentes aux briefs des annonceurs , tandis que les afficheurs sont plus ouverts. « Il faut quitter l’aspect événementialisé pour diffuser le digital à plus grande échelle ». Valentin Richardot (J’ai un pote dans la com’) ajoute que les afficheurs sont là pour indiquer la marche à suivre aux créatifs.  Aujourd’hui le digital constitue une option, une possibilité qui n’est pas vécue comme un potentiel, explique Olivier Apers (BETC).  Ce qui devrait évoluer, d’après J-F Sacco : une considération croissante fera que « la valeur ajoutée créative sera au rendez-vous ». Mais ne serait-ce pas une question d’émulation ?  Ce qui manque est une « énergie collective » pour Thierry Amar (Offre Média).

CE GPCE a pris le problème à l’envers et a renversé les façons d’aborder les choses : il a commencé par la discussion sur le métier, pour continuer en partant d’une sélection qui mélangeait tous les univers. C’est un GPCE « up side down » comme l’a dit Tanguy Demange (Correspondance de la Pub), qui a établi un palmarès cohérent.

Quant à la campagne Easyjet réalisée par Buzzman sur le miroir d’eau, elle est puissante car elle interpelle (Matthieu Elkaim) et qu’elle s’insère dans un contexte urbain en prenant parti des éléments géographiques (Thierry Amar).

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